et mener parfois vers une dévalorisation et de l’anxiété. Ces troubles peuvent être légers ou plus importants tels que la dysgraphie.
La dysgraphie fait partie des « troubles DYS » comme la dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, dysorthographie et dysphasie.
Grâce à la rééducation, unedysgraphie se corrige au fur et à mesure des séances.
« Est dysgraphique tout enfant dont la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique important ou intellectuel n’explique cette déficience ».
Julian Ajuriaguerra, neuropsychiatre – psychanalyste et précurseur de la graphothérapie, dans l’écriture de l’enfant – 1964.
Par déficience il faut entendre : « toute perturbation affectant l’écriture tant dans sa scription que dans son tracé ».
Robert Olivaux – docteur en psychologie, dans pédagogie de l’écriture et graphothérapie – 2005
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Une aide pour automatiser les bons gestes.
L’objectif est de permettre aux scripteurs d’effectuer les bons gestes pour parvenir à une écriture lisible, fluide, efficace, sans douleur ni fatigue.
En graphothérapie avoir une « belle écriture » n’est pas la priorité, car elle peut entraîner une lenteur et entraver le développement de la personnalisation, mais une écriture au tracé aisé qui convient à chacun.
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Un soutien individualisé.
Les séances sont adaptées au rythme de l’enfant – adolescent, à ses centres d’intérêt et à sa personnalité à travers différents supports. Grâce à cet accompagnement adapté et personnalisé, la graphothérapie permettra au scripteur d’améliorer son geste graphique pour plus de confort et de retrouver confiance en lui.
Quand consulter ?
Dès les premiers signes
Vous pouvez consulter sur les conseils de l’équipe enseignante, d’un professionnel de santé ou lorsque vous constatez que votre enfant commence à rencontrer des difficultés.
Mauvaise posture
Le dos courbé, la tête trop inclinée, le poignet cassé, la feuille mal positionnée. Une bonne posture favorise une bonne mise en place de l’écriture.
Mauvaise tenue
Les doigts crispés, mal positionnées, un manque de fermeté, une prise trop haute ou trop basse. Une tenue adéquate limite les douleurs et les crispations lors de l’écriture.
Ecriture douloureuse
La douleur peut provenir du bras, du poignet, des doigts, écrire longtemps devient difficile. Limiter la douleur permet d’écrire longuement et de trouver de l’aisance.
Ecriture peu lisible
Les lettres déformées, les mots non lisibles entraînent une mauvaise relecture. Une écriture lisible apporte une bonne clarté, une bonne lecture et facilite la compréhension.
Ecriture lente - précipitée
L’écriture est appliquée mais trop lente, ou l’écriture est précipitée et moins lisible. Ancrer les bons gestes permet de trouver un rythme adapté et peut réduire le stress.
Ecriture peu soignée
Les tâches, les bavures d’encre, les ratures sur la page. Soigner son écriture entraîne une meilleure présentation et une bonne lisibilité.
Mauvaise gestion de l'espace
Les lettres sont de différentes tailles, les mots et les lignes ondulent, la page est mal organisée. Organiser sa page avec ordonnance et harmonie, c’est aussi organiser son esprit.
Anxiété - Repli sur soi
Les difficultés face à l’écriture peuvent entraîner un repli sur soi, une peur de ne pas y arriver, un refus d’écrire. Rééduquer son geste permet de dépasser ses difficultés et retrouver confiance en soi.
Les bienfaits
de la graphothérapie
Un geste maîtrisé
Renforcer la motricité fine, améliorer la coordination et la concentration.
Une diminution des douleurs
Adapter sa posture, choisir son outil scripteur et écrire sans crispation.
Une écriture plus lisible
Acquérir de l’aisance et de la fluidité.
Une meilleure compréhension
Se détacher de la lettre, de son tracé, pour accéder à l’idée et comprendre ce que l’on écrit.
Une confiance en soi renforcée
Réduire l’anxiété et le stress et se sentir fier de son écriture.